Alsace & Les Jardins de Gaïa

PS : Alsace, I love you.

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La Petite France à Strasbourg
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Une cigogne au Parc de l’Orangerie à Strasbourg

Vendredi 8 septembre, avec les Teasters nous prenons la route direction l’Alsace ! Pour quelles raisons ? Pour aller à la rencontre des Jardins de Gaïa, de sa créatrice Arlette et de ses collaborateurs/trices !

Quand je pense à l’Alsace, j’oublie tout et je plonge dans de merveilleux souvenirs… En 2012, je fus stagiaire dans l’hôtellerie / restauration pendant 4 mois dans les Vosges (88) et le weekend j’en ai profité pour visiter un peu la Lorraine (Poke Alex) et l’Alsace !

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La Lorraine, le pays des Mirabelles  et de son eau de vie, des Brimbelles (Myrtilles), de la Bergamote de Nancy, des bonbons des Vosges, du Baba au Rhum et bien sûr du Pâté Lorrain (Il est composé principalement d’échine de porc (viande grasse) et de noix de veau (viande blanche) entourés par une pâte feuilletée. Son arôme provient de la marinade de la viande, préalable à la cuisson et faite de vin (rouge ou blanc selon les recettes).

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Si vous trouvez du Pâté Lorrain à Paris, je prends. J’ai passé 4 mois à manger cette spécialité et c’est un vrai délice lorsque cela sort du four… MIAM.

Revenons à l’Alsace !  J’ai eu la chance de visiter Strasbourg, Colmar, Munster et Kaysersberg. Une région magique.

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Kaysersberg
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Les Kouglofs : Vous pouvez en trouver chez Sébastien Gaudard à Paris

Pour moi l’Alsace, c’est les Cigognes, les maisons en colombages, le Kouglof, les vins Alsaciens (Les Hospices de Strasbourg), la bière, le Munster (Le Musée du Fromage), les quetsches, les spaetzles, la choucroute, le Baeckeoffe, les flammekueches. J’arrête pour les spécialités car j’en ai encore pour des mois. Une région comme vous pouvez le voir Bonne vivante ! BRAVO, maintenant, j’ai faim. (Elle rivalise presque avec ma région Normande et Ma région Rhône-Alpes.)

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Kaysersberg
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Tartiflette au Munster (Oui, bon, j’ai vécu en Haute-Savoie, ça se voit…)
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Colmar
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Les Hospices de Strasbourg
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Je rêve d’avoir une maison en colombage… (Un gros passif normand ? Pas du tout !)

Bon, j’avoue, je suis parti loin… Mais me revoilà, pour parler de notre magnifique journée près de Strasbourg ! A Wittisheim exactement ! Comment cela se prononce déjà ? Le but de la journée : en savoir plus sur les Jardins de Gaïa, rencontrer sa créatrice, son équipe, visiter les locaux, déguster du thé (accessoirement) et voir des cigoooognes.

Il y a tant à dire et à vous montrer si seulement mon appareil photo et mon téléphone ne m’avaient pas lâchée. (Merci à Anne pour le prêt de son appareil photo) !

Après 4 heures de train, nous sommes accueillis dans le 67 très chaleureusement par l’équipe. Nous visitons les différents espaces : nous commençons par les jardins zen !

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Les Jardins Zen

A peine arrivée sur place, je me sens déjà apaisée. Je sens que nous allons nous ressourcer loin de la tumulte parisienne.

« La Maison de thé est entourée de cinq jardins japonais, chacun présentant un thème différent, dans lesquels l’eau a été remplacée par du granit concassé. Ce type de réalisation, « Karesansui » – sans eau en japonais – est d’origine très ancienne. Baptisés « L´étang de la tortue », « Le jardin de la grue », « Le jardin de la mandoline », « Le lac du silence » et « Plein est vide », ces jardins apportent une touche de modernité : ils communiquent entre eux. Les rochers d´un jardin sont mis en relation avec ses voisins, tout comme les plantes ou d’autres éléments le composant. Cette multitude de liens entre les jardins permet au visiteur de tisser sa propre histoire avec le lieu. »

Les Jardins de Gaïa existent depuis 1994. Ils sont les premiers sur le marché du thé en France à proposer 500 thés et tisanes BIOS. Une grande partie de ces produits viennent du commerce équitable et certains sont même produits en biodynamie !

Arlette et son équipe travaillent en harmonie avec les producteurs. Rien de plus important aux yeux de ces passionnés que de proposer aux clients des thés de qualité produits de manière éthique grâce à leurs relations durables et soutenues avec les producteurs. 

Nous avons eu la chance de visiter les locaux de A à Z :  de l’aromatisation à la mise en sachets ! Tout est réalisé artisanalement dans les locaux à Wittisheim. J’ai apprécié la transparence des Jardins de Gaïa. L’équipe nous a montré et expliqué chaque étape.

La marque est un peu plus connue pour ses thés aromatisés. J’avais  cette image en tête car je trouve souvent seulement des références aromatisées dans les magasins bios. Point positif pour les amateurs de thés aromatisés : les arômes sont naturels et BIOS !

Un préjugé que j’ai vite oublié grâce aux merveilleuses dégustations.

Oui, les jardins de Gaïa nous offrent de très beaux thés d’origine !

« Au cœur de l’Alsace, unique en Europe par sa conception et sa taille (plus de 4800 m2), la Maison de thé a été conçue et pensée pour inviter le visiteur à la contemplation et à la méditation autour d’une tasse de thé.

En ce lieu calme et reposant, entouré de jardins japonais et bercé par une ambiance zen, vous pourrez déguster de délicieux thés et vous évader vers un ailleurs dépaysant… »

Après quelques centaines de kilomètres, je peux confirmer aux amateurs que la maison de thé des jardins de Gaïa est très apaisante et ressourçante ! Une expérience à vivre !

 

Nous avons dégusté de belles références le matin avec une partie de l’équipe dont je vous parlerai plus tard. Nous sommes ensuite allés au restaurant ! Pour notre plus grand bonheur, Arlette a déjeuné avec nous au Moulin Kircher à Ebersheim !

Une journée en Alsace sans déguster une spécialité culinaire ? Impossible ! Les flams, c’est la vie !

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Nous avons donc déjeuner avec Arlette, Aurélie et Anne…

Nous avons pu découvrir de véritables passionnées ayant un sens de la transparence et de l’éthique incroyable. Quand les membres de l’équipe nous parlent des producteurs, nous observons leurs yeux briller et leurs sourires se déployer ! Elles sont conscientes de la dureté du travail des producteurs et mettent tout en place pour les soutenir à leur niveau.

Je suis enchantée par la spontanéité, la simplicité, la convivialité d’Arlette, Aurélie et Anne. Un enthousiasme communicatif. Bon Dieu, qu’est ce qu’ON souffle !

Après ce repas Alsacien chaleureux, nous retournons à la Maison de thé pour une dégustation avec Arlette et Aurélie (son adjointe) !

Lors des deux séances de dégustations, nous avons goûté des thés indiens, népalais, japonais, quelques rooibos et également quelques thés aromatisés.

Nous avons goûté de nombreux thés mais je vais vous parler de mes coups de cœur !

Commençons par le Sencha Yamacha Rock Garden :

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Ce thé japonais est récolté par la même famille depuis 3 générations à flanc de montagne. Ce thé aux effluves herbacées, umami dévoile également des notes de cacahuète. Un thé qui tapisse le palais longtemps. Un vrai bonheur. Voilà un de mes coups de cœur !

75°C- 2 min – Vous pouvez l’infuser au moins 3 fois !

 

Un autre de mes coups de cœur de la journée : le Holi Beauty Jardin Selimbong FTGFOP1 FF 2017 (Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe One First Flush 2017)  !

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Ce thé à la grande richesse aromatique nous fait voyager entre les notes herbacées, fleuries et fruitées. Les effluves de litchi et de miel sont pleines de volupté.

 85-90°C – 3-4 min – Plusieurs infusions possibles car c’est un thé de grande qualité.

 

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Après les séances de dégustation, nous avons fait de la méditation dans le pavillon de cérémonie ! Rien de mieux pour terminer la journée en beauté.  Une séance de méditation enrichissante.

Nous n’avons pas résisté à dévaliser la boutique remplie de milles merveilles : thés / tisanes / épices et bien sûr accessoires autour du thé.

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Un grand merci à toute l’équipe pour cette belle journée !

J’ai une seule question :  A quand notre prochaine road trip Alsacien ?

Ps : j’ai aperçu une cigogne dans un champs lors de notre retour (En mode gamin : ON) !

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Lisboa / Lisboa : Accord Thé et Patisserie : Pastéis de Nata

Bom Dia Lisboa !

Connaissez-vous les pastéis de Nata ? Un dessert typique de la cuisine portugaise qui me rappelle de nombreux souvenirs ! Et vous ?

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Pour en savoir plus sur ce gâteau emblématique, découvrez son histoire :

« Au début du XIXe siècle, à Belém, près du “Mosteiro dos Jerónimos” (Monastère des Jerónimos), se trouvait une raffinerie de sucre de canne, associée à un petit magasin de commerce en tout genre. Suite à la révolution libérale de 1820, tous les couvents et monastères du pays furent fermés en 1834 le clergé ainsi que ses travailleurs expulsés.

Toutefois, afin de subsister, un des anciens occupants du Monastère décida, 1837, de vendre, dans ce même petit magasin, des tartelettes issues de la recette originale du monastère et rapidement appelées “Pastéis de Belém” (Tartelettes de Belém).

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A l’époque, Belém était éloignée de Lisbonne et le parcours se faisait par bateau à vapeur. Cependant, la somptuosité du “Mosteiro dos Jerónimos” et de la ” Torre de Belém” attirait beaucoups de visiteurs qui se sont rapidement habitués à savourer les délicieuses tartelettes du Monastère.

En 1837 débuta La confection des “Pastéis de Belém” dans les installations annexes de l’ancienne raffinerie, selon l’antique “recette secrète” originaire du monastère, fut depuis, transmise aux maîtres-pâtissiers successifs et exclusivement connue de ces derniers qui continuent aujourd’hui à les confectionner de façon artisanale dans “l’Atelier du Secret”.

Cette recette reste immuable. En fait, grâce au savoir-faire de ses maîtres-pâtissiers et au choix judicieux de ses ingrédients, les “Pastéis de Belém” offrent toujours la seule et unique saveur de la pâtisserie portugaise d’autrefois. »

 

 

Souvenirs, souvenirs de mon voyage au Portugal avec mon amie Sonia en Janvier 2016 !

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Au programme

 – Nous avons profité de la gastronomie locale : Beignet de morue, Salade de poulpe, Morue façon Bras, Poulpe façon lagareiro et ses pommes de terre, Arroz Doce, Pasteis de Nata…

– Nous nous sommes promenées dans Lisbonne. Nous avons surtout visité le quartier emblématique de l’Alfama à pieds.  C’est le seul quartier de Lisbonne ayant survécu au tremblement de terre de 1755. Ses rues sont très étroites et ses miradouros (points de vue) nous offrent une vue incroyable !  C’est  le quartier le plus pittoresque de Lisbonne. L’Alfama est, également connu pour son fado ! (« Le fado est un genre musical portugais, constitué de chants populaires au thème mélancolique accompagné d’instruments à cordes pincées. »)

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Vous pouvez le parcourir ce quartier à  pieds ou prendre le tramway n°28 qui pourra vous emmener découvrir le château Saint-Georges (castelo Saõ Jorge) ou le musée du Fado (casa do Fado e de guitarra portuguesa). Vous pourrez admirer les carrelages muraux peints à la main (Azulejos) ! Magnifique !

– Nous avons visité des monuments emblématiques de la ville : Monastère des Hiéronymites, Tour de Belém, Pont du 25 avril, Ascenseur de Santa Justa…

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– Nous avons fais un tour dans la station balnéaire et portuaire de Cascais en flânant sur la plage en plein mois de janvier… Tout en profitant du soleil et de la chaleur, bien sûr ! 20 degrés à Lisbonne alors qu’il neigeait en France…

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 Un voyage enivrant ! Un pays à découvrir et j’ai hâte d’y retourner !

Lorsque je suis nostalgique, je fonce donc chez Comme à Lisbonne pour déguster de délicieuses Pasteis de Nata ! Elles sont excellentes lorsqu’elles sont tièdes ! Vous pouvez les saupoudrer de cannelle !

Je vous propose de déguster ce gâteau avec un Darjeeling first flush (Inde) by Dammann Frères : Le SINGTOM. C’est le plus ancien jardin à Darjeeling. Il offre de merveilleuses premières récoltes. Ce thé SFTGFOP fut récolté à 2000 mètres d’altitude le 20 mars dernier.

La brume permanente qui repose sur les théiers garantie une humidification naturelle et constante des feuilles.

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Ce thé nous dévoile des notes lactées, d’amandes et de noix fraîches ! Le côté lacté s’associe à merveille avec la rondeur des pastéis de nata 💕 !

Un long weekend au Portugal qui me donne envie d’en savoir plus sur ce pays et sa culture ! Très impressionnée par la gentillesse des portugais ! On y retourne quand ?

 

Voyage : Les Marchés Thaïs ou le Paradis des Sens.

Les marchés Thaïs ou Le Paradis des Sens. Le gout, l’odorat et la vue sont enchantés lorsque l’on flâne dans ces marchés, dans ces lieux de vie… Avoir les larmes aux yeux lorsqu’on ressent toutes ces sensations inconnues et intenses.

Des producteurs adorables et humbles. Un vrai choc.  Ne pas sortir indemne de cette merveilleuse expérience.

Aujourd’hui, je vous présente quelques produits que l’on retrouve dans la cuisine thaï. Des produits que je connaissais pour la plupart mais que j’ai redécouvert en mangeant de merveilleux plats locaux… (Non, non, je ne suis absolument pas nostalgique !)

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Bai makrut – Mini aubergines thaï « Petits Pois »

Ces mini-aubergines sont souvent utilisés dans les curry verts.  Attention le gout est légèrement amer 😉 !

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Kha – Galanga

Le galanga est un rhizome de la même famille que le gingembre. Il est moins piquant et plus camphré. On le retrouve beaucoup dans les soupes, c’est d’ailleurs comme cela que j’ai découvert ce produit. Incroyable. Une de mes plus belles claques lors de ce voyage ! Les thaïs l’utilisent aussi pour réaliser des pâtes de curry.

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Différents piments dont le Phrik khi nu – Piment thaï

Petit et relevé, le piment de Thaïlande est évidement  un incontournable de la cuisine Thaïlandaise. Les Thaïs l’utilisent entier ou coupé en petit morceaux dans les sautés au wok et dans les soupes ! Attention quand vous mangez 😉 ! Il peut également être moulu pour l’ajouter dans des pâtes de piments ou des sauces. Très piquant, les graines sont tout autant que la chair.

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Khing – Gingembre

Le gingembre a été apporté en Thaïlande par les Chinois. Les thaïs utilisent du gingembre jeune à la peau très fine et beige. C’est un gingembre très juteux qui apporte une grande fraîcheur dans les préparations. On retrouve ce produit dans des salades, des plats sautés et même des soupes !

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Kha min – Curcuma

Originaire de l’Inde, il existe plusieurs variétés de curcuma. La plus utilisée en cuisine en Thaïlande est le Curcuma longa. A partir du rhizome de ce dernier, on obtient l’un des principaux ingrédients du curry thaïlandais. Les thaïs préfèrent le cuisiner frais en le râpant, en le mijotant en soupe ou bien en le faisant frire.

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Takhrai – Citronnelle

La citronnelle est un ingrédient indispensable dans la cuisine thaï ! On retrouve cet ingrédients notamment dans les currys, les salades et les soupes (Les meilleures soupes au monde – ça me manque !). On utilise toujours le tiers inférieur de la plante en prenant soin d’enlever 2-3 couches de la feuille fibreuse. Pour conserver ce produit : Il faut la mettre au réfrigérateur dans un pot avec un peu d’eau au fond. Les feuilles de la citronnelle peuvent servir pour décorer vos plats.

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Feuilles de combawa

Les feuilles de combava sont utilisées entières ! Impossible de décrire le gout et l’odeur de ce produit merveilleux ! Une de mes plus belles découvertes… Vous pouvez trouver ces feuilles dans différentes recettes comme la soupe épicée Thaï, en chiffonnade dans le poisson en feuille de bananier ou la salade de Canard Thaï. Et vous, comment préférez-vous déguster ce produit ? Pour ma part, j’apprécie ce produit sur toutes ces formes mais je pourrai déguster une soupe à tout moment !

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Feuilles de combawa
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Combava

Le mot combava provient des anciennes cartes maritimes où une île indonésienne à l’est de Bali, dans l’archipel de la Sonde dans la mer des Moluques, est dénommée « Sumbawa ». Il est originaire de ces îles qui se trouvent en Indonésie. On utilise ses zestes pour agrémenter des pâtes de curry. Il contient très peu de jus même si il y en a très peu ! Cet agrume est plus acide et amer que le citron, son gout frais est unique et c’est un ingrédient à découvrir de toute urgence 😉 !

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Mara – Courge amère

Elle est le plus souvent consommée crue avec Nam phrik. Cette courge est souvent cuite dans un bouillon clair avec de la viande de porc hachée (Tom Chuet mara thaï).

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Thua phu – Haricot ailé ou pois carré

Ce produit est douvent mangé cru avec Nam phrik.

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Il est difficile de parler de tous les ingrédients thaïs car je n’ai passé que deux semaines dans ce merveilleux pays.

La cuisine thaï est d’une richesse et d’une complexité incroyable !  Elle n’est pas réputée pour être une des gastronomies les plus fines au monde pour rien. Je n’ai qu’une envie, y retourner et approfondir mes connaissances sur les différents ingrédients thaïs en allant à la rencontre des producteurs et en dégustant les plats locaux.

Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien qui liste la plupart des ingrédients utilisés dans la cuisine thaï : épices, fruits, légumes, aromates, sauces, champignons, insectes, algues …

Je vous dis à très vite et je vous laisse flâner dans les marchés de Bangkok…

N’hésitez pas à me parler de vos expériences gastronomiques en Thaïlande et des produits thaïs que vous appréciez !

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NOMA au Japon

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Vous pourrez découvrir « NOMA au Japon » mercredi prochain au cinéma ! – Pour le plus grand bonheur des fins gourmets –

Ce film fait parti de ces œuvres qu’il est difficile d’oublier !

NOMA est un restaurant doublement étoilé situé à Copenhague au Danemark. Il est dirigé par le chef René Redzepi.

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Le nom est un mot-valise formé des deux termes danois « no rdisk » (pays nordiques) et « ma d » (nourriture).

Le chef Danois s’est formé au près de chefs talentueux comme le pape de la cuisine moléculaire Ferran Adria (El Buli – Espagne), les Frères Pourcel  ou encore Thomas Keller.

Il a ensuite réalisé un long voyage dans les régions scandinaves pour en étudier l’inconscient culinaire. Il ouvre à 25 ans NOMA dans un ancien entrepôt, sur le front de mer, dans le quartier Christianshavn au centre de la capitale danoise.

Noma offre « une cuisine sans artifice, qui puise dans la nature, dans les produits sauvages des forets danoises, axées sur les herbes spontanées et la flore incontaminée, les algues et les arborescences du littoral, entre le cru et le cuit, les pickled et le travail sur les fermentations ».

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Après avoir essuyé de nombreuses critiques , l’équipe a tout de même continué à travailler avec acharnement. La brigade est restée authentique. Ce n’est pas facile d’être en avance sur son temps mais parfois, il faut savoir préserver. C’est ce qui fait, à mes yeux,  la grande force de René Redzepi et de ses collaborateurs.

Comme Nelson Mandela nous l’a bien dit : « La plus grande gloire dans la vie ne réside pas dans le fait de ne jamais tomber, mais dans celui de se relever à chaque fois que nous tombons. »

Respecter et mettre en valeur les produits, cela ne pouvait que finir par éblouir les clients.

En 2005, NOMA obtient sa première étoile. Deux ans après l’ouverture. L’aventure ne s’arrête pas là et le restaurant obtient sa deuxième étoile en 2007.

Le succès ne dément pas et il devient le meilleur restaurant du monde en 2010 selon le classement du « World’s 50 Best Restaurant ». Un prix qu’il obtiendra 4 fois.

En 2015, NOMA, ne se reposant toujours pas sur ces lauriers, décide d’émigrer au Japon pour un pop-up de deux mois au Mandarin Oriental.

« On avait tout simplement envie de vivre une belle aventure ensemble. Une expédition collective, pour souder l’équipe, ouvrir de nouvelles portes, s’enrichir d’autres expériences. On ressentait le besoin de changement, l’urgence de casser la routine qui au bout de plusieurs années d’existence et de succès peut s’installer. »

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La question qui me vient à l’esprit est pourquoi NOMA a choisi le Japon…

« L’envie de nous confronter à l’inconnu de la cuisine japonaise, forte d’une tradition millénaire embrassant tous les niveaux, de la version domestique, quotidienne et populaire au raffinement de la plus haute gastronomie ».

Le résumé du film :

« Janvier 2015. Le NOMA vient de recevoir pour la 4ème fois le titre de meilleur restaurant du monde. Le chef, René Redzepi, décide de fermer son restaurant de Copenhague pour ouvrir une résidence de deux mois à Tokyo, au Japon. Le but : proposer un menu exceptionnel de quatorze plats spécialement conçus pour l’occasion. René Redzepi et sa brigade ont six semaines pour créer de toutes pièces un menu unique et novateur en harmonie avec la culture japonaise, avec des produits et des saveurs qu’ils ne connaissent pas. Une course contre la montre s’engage. »

Pour découvrir la Bande Annonce : Allociné

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Je n’ai pas vraiment envie de vous en dire plus car j’aime être surprise lorsque je vois un film. C’est ça aussi la magie du cinéma. Je peux tout de même vous conseiller d’y aller pour plusieurs raisons :

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j’ai observé l’équipe s’imprégner du pays et j’ai apprécié qu’ils aillent à la rencontre des locaux tout en restant humbles devant le savoir ancestral des Japonais. La Brigade source au fil du temps des produits inédits du pays du soleil levant et apprend à les travailler en se les réappropriant.

Le chef est intransigeant et pousse son équipe à aller toujours plus loin. Tout au long de cette expérience, la brigade s’est donc remise en question et a été confrontée à ses démons afin de ne surtout pas répéter l’histoire du NOMA Made In Copenhague. René Redzepi pense qu’il ne faut jamais prendre le chemin le plus simple. Casser la routine, sortir de sa zone de confort, quoi de plus exaltant ? Le chef n’hésite pas à demander à ses coéquipiers de transformer totalement un plat après plusieurs mois de recherches culinaires.

L’équipe subit une pression permanente car elle doit prendre en compte les critiques du chef et faire évoluer ses créations au jour le jour. Elle doit également apprivoiser la pression des critiques culinaires et du public qui attend NOMA au Japon de pied ferme. Pour réussir ce challenge, cela doit induire une grande cohésion d’équipe et un partage passionné collectif.  Chaque élément de la brigade apporte sa pierre à l’édifice en étant partie prenante au succès de ce pop up japonais.

Ce film est intéressant car il permet au public d’appréhender le processus de création du chef et de ses collaborateurs qui sont indispensables !

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Rien ne fait peur à René Redzepi qui a réitéré l’expérience pop up en Australie en 2016. Il se met également en danger actuellement au Mexique !

NOMA fait peau neuve en fermant définitivement le restaurant historique.

Il ouvrira ses portes courant 2019. Au menu, un restaurant ferme urbaine et jardin potager en (quasi) autosuffisance aux portes de Copenhague.

On économise (un peu, beaucoup) et on va tenter l’expérience ? 😉

 

 

Photographies : Copyright Urban Distribution

Endo Sushi à Bangkok

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En vadrouille à Bangkok avec mon tea-lover, nous retrouvons un de ses amis. Tout comme nous, il apprécie les bonnes adresses. Je rencontre cet ami pour la première fois et il nous fait visiter cette ville qui vit à mille à l’heure. Pendant deux / trois jours, nous nous baladons ensemble et nous apprenons à nous découvrir. Il me dit que sa plus belle expérience culinaire fut au Japon. Il m’explique pourquoi et me dit que la seule adresse ou il ressent cette sérénité, la qualité du service et des produits  à Bangkok est à Endo Sushi ! Dernier jour avant notre retour, il nous fait la surprise de nous convier dans ce fameux restaurant. Je trouve cette attention très délicate et j’ai hâte de découvrir ce restaurant. J’en ai déjà l’eau à la bouche.

Nous venons pendant 15 jours de manger de la cuisine Thaïlandaise et Chinoise alors pour changer une adresse Japonaise est la bienvenue. La cuisine thaïlandaise est une vraie claque car elle est épicée, pimentée mais en même temps si raffinée. Elle nous fait voyager juste en une bouchée. Elle est cuisinée avec une telle bienveillance.

Retournons à nos Sushis, j’apprécie beaucoup le lieu, nous sommes assis au comptoir et nous pouvons voir les cuisiniers en actions réaliser les sushis devant nous. La décoration est minimaliste, lumineuse et zen. Les serveuses habillées en kimono sont très professionnelles et à l’écoute des besoins des clients. Nous avons commandé un Sencha, un thé vert japonais que j’apprécie pour ses notes iodées et végétales. Je trouve que ce thé se marie toujours très bien avec le poisson car nous y retrouvons également des notes d’iode. Voyage en mer garanti. Les serveuses n’hésitent pas à infuser à nouveau notre thé lorsqu’il est terminé. Notre verre n’est jamais vide pour notre plus grand plaisir et cela est très agréable.

Pour continuer, la sauce soja salée se trouve dans un bol qui ressemble à un Chawan avec un grand pinceau (mais je ne sais pas si on peut l’utiliser autrement que pour le matcha, n’hésitez pas à m’en dire plus si vous le savez) . Vous pouvez vous servir à votre guise. Elle est fabriquée à partir de grains de soja fermentés, de céréales, d’eau et de sel. Le gingembre est proposé avec une pince. Nous sentons qu’il est de bonne qualité de par son gout et sa couleur. Le wasabi est souvent caché sous le sushi, de manière très subtile. Yummy Yummy.

Parlons un peu des plats. Notre ami à commandé les plats qu’il préfère afin de nous les faire découvrir. Tout arrive par surprise à table. J’apprécie ce type d’expérience car cela me force à découvrir des produits que je n’aurai peut-être pas choisi naturellement.

La vaisselle de ce restaurant est probablement faite de manière artisanale au Japon car les pièces ne sont pas exactement pareilles et c’est ce qui fait un des charmes de cette adresse.

Savez-vous qu’il faut une dizaine d’année pour former un  Sushiya (maître-sushi) ? Il doit connaitre et maîtriser de nombreuses nuances dans l’art du sushis. Il doit être capable d’assaisonner le riz selon l’usage, d’affûter lui même ses couteaux, de choisir les poissons et de connaitre leur différentes découpes… Tout un art !

Vous voulez en savoir plus sur les différents sushis ?

Je vous conseille de lire cet article très intéressant qui explique toutes les nuances en détails : Sushiprod : Nare sushi, Oshi sushi, Nigiri sushi, Gukan Maki, Maki sushi, Futo Maki, Temaki Sushi, Inari sushi, Temari sushi, Sashimi, Uramaki, Egg rolls…

Il y en a pour tous les goûts !

Sushiprod nous explique : « En France, ainsi que dans de nombreux autres pays, nous appelons à tort Sushi la tranche de poisson cru posée sur une boule de riz vinaigré. Cette erreur existe depuis maintenant bien longtemps et est ancrée dans nos esprits. « 

Il existe en réalité de nombreuses appellations que je viens de citer plus haut.

Aujourd’hui, ceux qui nous intéressent sont :

  • Nigiri Sushi 

« Le nigiri sushi (ou Nigirizushi) plus communément appelé sushi, est l’assemblage d’une boule de riz à sushi sur laquelle on dépose un ingrédient, généralement du poisson, et auquel le Sushiya va donner une forme par pression légère. Au Japon, entre le riz et l’ingrédient on place généralement un peu de wasabi afin de ré-hausser le goût du sushi. Ils sont principalement composés de poissons taillés dont la tranche est plus fine que pour le Sashimi, mais on en trouve également à l’omelette Japonaise (Tamago) maintenue par une lanière de feuille d’algue Nori. Vous pouvez observer ce fameux Tamago sur la dernière photographie de l’article. »

  • Gunkan Maki

« Plus couramment appelé Gunkan, c’est la première variation du Sushi incluant la feuille d’algue Nori dans sa recette, d’où le terme Maki dans son appellation. Dans sa conception, le Gunkan reprend le cylindre de riz Sumeshi du Nigiri dont il est le dérivé, que l’on entoure d’un morceau de Nori pour ensuite y déposer un ingrédient. Le plus utilisé étant les œufs de saumon (photographie 2), on y trouve également du corail d’oursin (photographie 1), du tartare de saumon (photographie 3), etc. »

Mais qu’est ce que le Sumeshi ?

« C’est un riz préparé  avec du vinaigre de riz, du sucre et du sel et qui sert de base à la création des sushis.On utilise du riz rond Japonais (Japonica) qui possède des grains courts et ronds et qui est naturellement collant à la cuisson. Avant de cuire le riz, on le lave à l’eau froide afin de retirer un maximum d’amidon. »

Ce que j’ai apprécié à Endo Sushi, c’est le fait que pour chaque sushi, le produit est respecté et mis en valeur. On y redécouvre le goût de chaque aliment.

 Caviar d’oursin, coquille saint-Jacques, daurade, saumon , maquereau, œuf de saumon, encornet, calamar, poulpe, crevette… Je vous laisse saliver !

Dans la gastronomie, les produits bruts sont très importants à mes yeux. Il faut que le produit aille droit à l’essentiel (par exemple pour le miel et le thé).  J’ai trouvé ces Nigiri Sushis et ces Gukan Makis très équilibrés et j’ai apprécié découvrir de nouvelles associations que je n’avais pas encore eu l’occasion de goûter comme le caviar d’oursin, la coquille saint-jacques, le poulpe… 3 produits que j’apprécie déjà énormément !

Pour conclure, si vous passez à Bangkok, n’hésitez pas à aller à Endo Sushi le temps d’une soirée en amoureux ou entre amis afin de vous délecter de ces sushis. Pour ma part, j’ai encore le caviar d’oursin qui font en bouche…

Merci à Nikita de nous avoir fait découvrir cette belle adresse et de nous avoir guidés dans les rues de Bangkok ! Au plaisir de te revoir très vite à Paris pour te faire découvrir nos restaurants parisiens !

Direction > Endo Sushi

Adresse : Endo Sushi, 2/F, The Taste Thonglor, Thonglor Soi 11, Bangkok, Thailand

Horaires :  Tous les jours sauf le lundi :  11h30–14h30 / 17h30–22h30
Téléphone : +66 2 712 5211

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Retrouvez très prochainement des articles sur la gastronomie thaïlandaise et sa production de thé ! Et vous, racontez-moi vos voyages en Thaïlande ou en Asie car je cherche déjà ma prochaine destination asiatique… J’hésite entre le Laos, le Vietnam, le Cambodge, la Corée du Sud ou le Yunnan ! Choix cornélien…